Sur ma feuille il y vait écrit ENFANCE

Sur ma feuille il y vait écrit ENFANCE
Je ne sais comment je me mis à feuilleter ce catalogue de jouets en ligne. Je ne pensais pas que ça me ferais tant d'effets. Il me semblait, que chaque page tournant, je sentais mon enfance s'évaporer. Comme je l'avais ressentis ces dernières années mais en version accélérée. Un personnage roux en plastique, taches de rousseurs peintes sur son visage souriant ; j'avais déjà joué avec un semblable. Playmobil avait été ma première façon d'exprimer l'art. Il avait été ma source, avait fait naître ma créativité. Il y a deux mois maintenant, ne jouant plus avec ces jouets depuis quelques années, je les ai mis au grenier. Quatre gros cartons remplis. « Je ne les utiliserais plus, avais-dis » Ma mère acquiesçât et répliqua que mes enfants joueraient plus tard avec. Ca semblait me convenir. Et puis... aujourd'hui j'aimerais découper, déchirer, déchiqueter, broyer ces cartons.
... Utiliser force et violence pour revenir à l'enfance...
Playmobil massacre par siamesegunXkiss sur deviantart

# Posté le lundi 14 septembre 2009 16:51

Modifié le mardi 06 octobre 2009 16:46

Nouveau blog stupide (en parallèle de celui-ci)

LARA EST GENIALE ! Vénérez-là.
Nouveau blog stupide (en parallèle de celui-ci)

# Posté le mardi 11 août 2009 16:07

Modifié le lundi 14 septembre 2009 16:56

Un test facebook se révélant surprenant (Que fuyez-vous ?), en vert mes commentaires; mais franchement ça vous presentera peu d'interet (sauf si comme moi vous etes fascinés par les gens se croyant différants) Regardez la vidéo !

Votre profil dominant : Affectif Vous avez horreur de la banalité : les émotions tièdes sont sans intérêt, une vie « moyenne » n'a pas de sens. Vous recherchez le beau, l'esthétique, l'originalité, et surtout l'intensité, tant dans la vie en général que dans les émotions en particulier. -> Fascination pour la nature, les étoiles par exemple Vous avez une grande faculté d'empathie avec les émotions des autres, même si elles sont difficiles à supporter. On peut vous considérer comme un poète, et vous vous sentez « artiste », en tout cas, différent des autres. -> Besoin de pratiquer activités artistiques, ne serez-ce que pour se différencier d'autruits mais surtout pour s'échapper du monde réel Vous rêvez d'un monde meilleur et vous vous réfugiez parfois dans votre imaginaire. -> Anarchie insupportable Vous fonctionnez sur l'affect, la sensibilité, si ce n'est la sensiblerie. -> Côté romantique, attirance pour des gens qui expriment ne serait-ce qu'un peu de différence Vous avez besoin de complicité pour vous sentir aimé, tout en redoutant les relations trop fortes qui, pour vous, ne peuvent pas être durables. -> Peur de l'attachement et de l'habitude, crainte de faire souffrir l'autre parce que je ne me sens pas capable d'aimer Enfant, vous avez manqué de reconnaissance, de la reconnaissance de votre identité profonde, et avez peut-être même souffert d'une rupture affective. -> Solitude, difficultés nombreuses d'expressions et d'affirmations
Qualité principale : la créativité. -> désir intense de ressentir la créativité, la chercher n'importe, douter d'en avoir
Motivation principale : être reconnu pour votre différence -> satisfaction des reconnaissances artistiques que l'on m'attribut, tendance à chercher des compliments partout où ils semblent accessibles (internet...).
Mécanismes de défense : en croyant souvent « être de trop », vous encaissez tout sans rien dire, vous ne laissez rien voir de ce que vous ressentez. -> difficultés d'expression majeures largement visibles, légère envie d'insertion nuancée par la crainte de devenir Mr. Tout le monde.
Difficultés majeures : les moments dépressifs assez fréquents. -> moments de vide, où la seule relève, le seul moyen de s'en sortir est le temps (-> peur du temps qui me domine) Le doute. (-> dois-je m'insérer ou non ? ma vie en serait plus simple) La peur d'être abandonné. -> peur de l'amour, des relations fortes parce qu'elles peuvent devenir douloureuses donc, besoin de peu d'affinités et beaucoup de solitude La rêverie.
Vos principes relationnels : vos relations sont teintées de romantisme, mais vous gardez vos distances – tout en aimant être écouté ! Vous mettez parfois en scène vos humeurs. -> j'aime que mes proches découvrent la complexité de ma personne
Ce que les autres apprécient en vous : votre chaleur, votre générosité, votre créativité.
Ce que vous devez améliorer : travaillez votre humilité.
Comment les autres peuvent agir avec vous : ne pas hésiter à exprimer son affection pour vous. Ne jamais vous comparer avec qui que ce soit d'autre. Etre sincère. Partager avec vous des moments que vous pourrez déclarer « uniques ».

# Posté le lundi 27 juillet 2009 14:06

Modifié le samedi 29 août 2009 09:48

En parallèle de ce blog, mon essai de décharge photos

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 19:17

Modifié le mercredi 03 juin 2009 06:29

La nuit

La nuit
Tu marchais sur la ligne discontinue de séparation de la route. Un pied devant l'autre. Comme un jeu d'enfants où le béton serait une marre de crocodiles. Nos yeux commençaient à s'habituer à l'obscurité mais l'on frémissait toujours aux bruits dans les fourrées. Tu portais une robe qui décelait tes jolies jambes jusqu'à tes genoux; je t'avais prêté ma chemise à carreaux pour que tu n'es pas froid. Les manches t'en tombaient sur les mains. Je te tournais autour; amoureuse. Marchant tantôt à l'avant, à reculons, sur la ligne de la route, tantôt dans ton dos, suivant le mouvement de tes pieds magique. Parfois, je me figeais, te regardais de bas en haut, buvant avec délice ta silhouette, souriant, candide. Puis je saisissais alors par l'arrière ta taille, je remontais doucement mes index, te caressant les côtes pour finalement prendre tes poignets. Je tendais tes bras dans le vide, ton corps formant ainsi un T; ma tête plongée en toi, embrassant ta nuque. On répétait cela plusieurs fois. Comme un enfant, tu jouais seule. Comme une amante se fessant désirer, tu me tournais le dos. Comme un paon effectuant sa parade nuptiale, tu déployais tes plumes. Quelques fois, une voiture passait, nous réfléchissions longtemps au choix du côté de la route où il faudrait se positionner pour qu'elle ne nous écrase. On riait un peu de notre faible connaissance de la route.
Et le manège reprenait, je te caressais les cheveux.
" - Tu ne voudrais pas t'enfuir ?
- Comment ça ?
- Partir, partir loin."

Tu regardes du coin de l'½il le chemin partant dans les champs à côté. Je t'avais promis la nature. Je la regarde avec délice, continuant de marcher en reculant. Mon rêve semble t'emplir quelques secondes, prenant naissance dans ses songes.

# Posté le lundi 29 juin 2009 09:04

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 06:58

___J'agite les bras de bas en haut, de droite à gauche, tentant de m'équilibrer. Je vais chuter. Une mauvaise herbe s'empare de ma jambe gauche. J'inspire. Il ne faut pas tomber. Il est profond ce trou. Très profond. Je n'en ressortirais pas facilement. Je le sais, j'en ai déjà fait l'expérience. Il y a des milliers de ronces sur les parois, j'en garde les cicatrices sur ma peau. Je tente de les oublier quand tu me serres très fort contre toi. Que je t'appartiens. Parce que tu t'en fiches de mes cicatrices, tu ne les regardes plus. Tu me regardes moi. Je me noie dans tes yeux. Quand je ferme les miens, je les vois. C'est réconfortant. Comme ils sont beaux ! J'y perçois nous, toi, notre jeunesse, notre innocence, tes merveilles cérébrales fuyantes, &, avec une pointe d'amertume, ils me questionnent aussi « & demain ? ». Alors tu les fermes, je te regarde t'endormir. Je te regarde m'aimer. Les paupières closes, la bouche vibrant légèrement à ta respiration, les cheveux te tombant sur la joue.
« - Dans tes bras
Je me sens
Petite
Tellement petite
Tellement à toi
- ... C'est bizarre parce que ca mfait la même chose. »
Image : Good Bye Chunky Rice

# Posté le lundi 22 juin 2009 17:21

Modifié le dimanche 28 juin 2009 10:05

Je fais résonner mes tympans avec Duke Ellington, délice auditif. Je regarde les gens qui attendent leur train, qui le ratent, qui angoissent, qui deviennent ridiculement rouges, cherchant du regard un contrôleur. La nana, elle agite ses bras, déplie la brochure indiquant l'horaire des trains. Ca doit être une fille trop programmée. Ou pas habituée. Jcherche mon paquet de Camel dans lsac, j'en allume une, je râle parce que jlai mal cramé, qu'elle veut pas brûler. Jla quitte pas des yeux la fille. Elle porte une jupe genre adjointe du proviseur. Qui descend au bas des genoux. & puis, elle commence à me gonfler. Elle comprend pas qu'elle se fait gouverner. Par le temps. Je suis le mouvement de ses pieds. & je ferme les yeux. Bizarrement ma taffe me fait l'effet d'une aspiration d'un bon joint. Je profite de cet effet peu commun. Je quitte la stratosphère. Je me sens en vie, plus que jamais, n'étant pas physiquement présente. Le jazz dans les oreilles. Wahou ! Putain de vie. Psychédélisme profond.
Je déploie ma silhouette, m'étire, prend mes affaires.

« - Un expresso s'il vous plait. »
L'amertume de mon café se mélange à celle de la cigarette. J'inspire fort l'air frais du matin qui sent encore peu la pollution automobile. Expire. Wah. Y a dces moments qu'on aime vivre.

Jeudi matin, en attendant le train : Café – Jazz - Cigarette
Photo : hal3yy sur deviantart

# Posté le vendredi 19 juin 2009 10:58

Je n'arrive plus à dessiner

Je n'arrive plus à dessiner
Je passe mon nez dans tes cheveux. Il pousse un camélia dans mon abdomen, l'effluve m'emplit. J'aspire fort, j'aspire jusqu'à ce qu'elle ne soit plus. Jusqu'à ce que la fleur fane.Photo : publicité pour car T1 Volkswagen

# Posté le dimanche 07 juin 2009 10:39

Modifié le dimanche 28 juin 2009 10:47

« - Café ?
- Oh non pas café ! Il va encore ronfler cette nuit !
- Peuh !... Toi aussi tu ronfles.
»

# Posté le vendredi 22 mai 2009 15:01

Modifié le dimanche 31 mai 2009 08:20